Offres et appels à projet

Offres et appels à projet

 Appel à communications: Stratégies de blocage

L’accès aux archives en France et en Allemagne dans une perspective internationale

 

L’Institut historique allemand (IHA) organise un colloque: »Stratégies de blocage. L'accès aux archives en France et en Allemagne dans une perspective internationale«.

 

Ces derniers temps, les paysages archivistiques européens semblent être en mouvement dans un environnement politique visiblement tendu. Les chercheurs sont de plus en plus conscients que l’accès aux documents d’archives ne semble pas être un acquis. À partir d’exemples allemands et français, complétés par d’autres expériences européennes, nous souhaitons explorer l’état des lieux et analyser les contraintes normatives, administratives et pratiques de l’accès aux archives.

 

Le colloque aura lieu à l’HA à Paris les 19 et 20 janvier 2022.
Pour proposer une communication, merci d’envoyer un résumé de 500 mots maximum dans l’une des trois langues du colloque (français, anglais et allemand) d’ici le 20 septembre 2021 à Agnieszka Wierzcholska: awierzcholska@dhi-paris.fr

 

Plus d’informations ici: https://www.dhi-paris.fr/fr/newsroom/page-detaillee/news/detail/News/appel-a-communications-strategies-de-blocage.html

 

 

Des criminels nazis peu connus du grand public sous le feu des projecteurs: Chronique judiciaire et mémoire du nazisme en Allemagne, Autriche et France

Cycle de deux journées d’études en 2021 : Appel à communication

Organisatrices:

Marie-Bénédicte Vincent, professeure d’histoire contemporaine à l’Université de Franche-Comté (UFC)

Nathalie Le Bouëdec, maîtresse de conférences HDR en civilisation allemande à l’Université de Bourgogne (UB)

Institutions:

Centre Lucien Febvre (EA 2273),Université de Franche-ComtéCentre Interlangues, (EA 4182), Université de BourgogneAvec le soutien de la Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté

Résumé:

Ce projet interdisciplinaire, qui s’adresse à des chercheurs en histoire, études germaniques, droit et sciences de l’information et de la communication, vise à analyser l’impact des procès de criminels nazis peu connus du grand public sur la transmission de la mémoire du nazisme en France, en Allemagne et en Autriche en se penchant sur deux moments peu investis par la recherche, les années 1950 et les années 2000-2010 à partir de la chronique judiciaire (comptes rendus dans la presse, la radio, la télévision et sur internet), qui fait le lien entre l’arène du tribunal et l’opinion. Le projet s’articulera en deux journées d’études,qui auront lieu respectivement à Besançon le 3 juin 2021 et à Dijon le24septembre 2021.

Présentation

Contexte et enjeux

Les procès de criminels nazis ont été des événements charnières dans l’évolution de la mémoire du nazisme. Celle-ci a connu plusieurs phases scandées par des procès médiatisés :

  • Le procès de Nuremberg en 1945/46 fut le moment d’une première confrontation de l’opinion avec le passé proche en Allemagne occupée comme à l’étranger. Il est suivi d’autres procès durant la période de l’occupation (70 % de toutes condamnations pour crimes nazis ayant en Allemagne ayant été prononcées entre 1945 et 1949 comme l’a montré Edith Raim[1]). Puis les enjeux de guerre froide dans les années 1950 et la volonté de « tirer un trait sur le passé » (« Schlussstrichmentalität ») se traduisent par un recul du nombre de procédures judiciaires liées au passé nazi dans les deux États allemands, en Autriche et en France.
  • Le procès d’Eichmann à Jérusalem en 1961, au grand retentissement international, ouvre une nouvelle phase: il met l’accent sur la persécution et l’extermination des Juifs qui, sans avoir été absentes du procès de Nuremberg, n’étaient avec le « crime contre l’humanité » qu’un des différents chefs d’accusation retenus contre les « principaux criminels de guerre ». En RFA, c’est surtout le procès de Francfort/Main en 1963-1965 (dit « procès d’Auschwitz ») qui fut déterminant pour une prise de conscience des responsabilités de la société dans les crimes nazis et pour le passage vers la centralité de la Shoah dans la mémoire collective. Dans les années 1970-1980, d’autres procès confortent ces tendances. Pour l’opinion en France, l’arrestation en 1983 de Klaus Barbie est un jalon important, car ce criminel nazi fait le lien entre la mémoire de la répression de la Résistance et celle de la Shoah.
  • Une troisième phase s’ouvre en 1988 avec le procès de John Demjanjuk en Israël qui, parce qu’il est d’origine ukrainienne, montre l’étendue des compromissions avec le régime nazi chez des groupes de collaborateurs non-allemands ayant œuvré dans les centres de mise à mort comme Sobibor ou Treblinka. Depuis la réunification allemande, les procès de criminels nazis ont été relancés grâce à l’accès aux archives du bloc Est. Dans les années 2010 s’achèvent en Allemagne les derniers procès de criminels encore en vie[2] : Demjanjuk rejugé en 2011 en Allemagne, Oskar Gröning en 2015 surnommé le « comptable d’Auschwitz », ou Bruno Dey, ex-gardien du camp du Stutthof condamné en 2020.

Objectifs

Si cette évolution de la mémoire collective sur le passé nazi au rythme des procès de criminels depuis 1945 est désormais bien connue pour l’Allemagne, reste que l’historiographie a inégalement avancé sur ces différentes phases. Alors que le « moment Nuremberg » a été intensivement analysé[3], ainsi que celui du procès d’Eichmann[4], les années 1950 restent moins investies par la recherche (malgré les travaux importants d’Andreas Eichmüller[5]). Le livre collectif dirigé par Osterloh et Vollnhals sur la réception médiatique des procès nazis montre bien ce déséquilibre[6]. Il en va de même pour les années 2000-2010 (en raison de leur proximité avec notre présent). Un point commun entre ces deux périodes est qu’il s’agit de procès de criminels moins connus du grand public, parce qu’ils font intervenir des criminels de « second rang » et parce qu’ils ont lieu dans des périodes où les débats sur le passé nazi n’ont pas la même intensité.

Les médias étant de fait devenus les principaux garants et acteurs de la publicité de la justice  – en informant les citoyens, au-delà du public nécessairement restreint présent dans le prétoire, sur le déroulement des procès et le contenu des débats – il paraît intéressant d’analyser le rôle qu’a pu jouer la chronique judiciaire sous ses différentes formes (comptes rendus et commentaires dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, et pour la période récente sous divers formats numériques) dans la transmission de la mémoire du nazisme dans les sociétés française, allemande et autrichienne. Ce projet entend mener cette analyse à différentes échelles (une ville, une région, un pays, un espace transnational). Dans l’historiographie, ces différences sont souvent écrasées et les échelles réduites à l’espace international ou un espace strictement national dans l’analyse de l’écho médiatique des grands procès (comme le procès de Nuremberg, le procès Eichmann ou le procès de Francfort). Or, la chronique judiciaire présente des caractéristiques différentes (types de médias, de journalistes) et la transmission de la mémoire s’effectue de manière différenciée selon les échelles. La prise en compte de diverses échelles et espaces doit ainsi favoriser une approche plus fine de l’articulation entre procès, couverture médiatique et transmission de la mémoire du nazisme

La publication d’un ou deux dossiers dans une revue scientifique à comité de lecture comme La Revue d’histoire de la Shoah ou Guerres mondiales et conflits contemporains est envisagée.

Journée d’études 1 (Besançon, 3 juin 2021)

Cette première journée d’études sera centrée sur les années 1950, qui n’ont pas été un moment « d’amnistie générale » des criminels nazis, comme l’a montré Andreas Eichmüller. Des procès ont eu lieu dans les deux Allemagne, en Autriche, et en France, mais moins médiatisés. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont pas eu de retentissement. En variant les échelles et en regardant notamment ce qui se passe à un niveau régional (un Land) voire local (une ville), on s’interrogera sur cette idée d’une faible transmission de la mémoire des crimes du nazisme à cette époque. Quelle image du national-socialisme et de ces criminels fut transmise par les chroniqueurs judiciaires de l’époque ? Trouve-t-on la trace d’une réflexion sur la fonction de ces procès et si oui, comment les journalistes envisageaient-ils cette fonction ? Quel rôle a pu jouer la chronique judiciaire pour les populations vivant à proximité des lieux des crimes ? Des études de cas à l’échelle micro-historique seront ainsi particulièrement appréciées. On peut également envisager des approches croisées étudiant la couverture de procès dans un autre pays (par exemple, la couverture en France de procès ayant eu lieu en RFA).

Journée d’études 2 (Dijon, 24 septembre 2021)

La seconde journée d’études sera consacrée aux années 2000-2010, quand les derniers procès de criminels nazis en Allemagne ont mis sous le feu de projecteurs des individus qui étaient peu gradés dans le système concentrationnaire ou très jeunes au moment des faits. Très peu connus du grand public, ces criminels illustrent l’implication de larges groupes dans les rouages du régime et conduisent à une réflexion sur ce qu’était la « normalité » sous le nazisme. Ces procès ont dès lors une fonction moins punitive (compte tenu de la modicité des peines prononcées à l’encontre de ces nonagénaires) que pédagogique et mémorielle pour les générations actuelles. Comment la chronique judiciaire sert-elle ces différents objectifs dans les pays considérés ? En quoi ce contexte très différent des années 1950, mais aussi l’évolution des formes de chronique judiciaire à l’ère d’internet et du numérique ont-ils un impact sur la couverture des procès et la façon dont est abordée la question de la mémoire du nazisme ? Là encore, il s’agira de confronter des études menées à différentes échelles (régionale, transnationale, etc.)



Modalités de candidature

Les chercheuses et chercheurs intéressé(e)s par ce projet peuvent soumettre une proposition de communication en français, en allemand ou en anglais pour l’une ou l’autre des deux journées

d’ici le 15 avril 2021

en envoyant un résumé de leur communication d’une page et un CV aux deux adresses suivantes des organisatrices :

Les propositions de contribution émanant de doctorantes et doctorants sont les bienvenues.

Les frais de transport et d’hébergement seront pris en charge.

Notes

[1] Edith Raim, Justiz zwischen Diktatur und Demokratie. Wiederaufbau und  Ahndung von NS-Verbrechen in Westdeutschland 1945-1949, Berlin, de Gruyter, 2013.

[2] Jans-Christian Jasch, Wolf Kaiser, Der Holocaust vor deutschen Gerichten, Amnestieren, Verdrängen, Bestrafen, Leipzig, Reclam, 2017.

[3] Guillaume Mouralis, Le Moment Nuremberg, Le procès international, les lawyers et la question raciale, Paris, Presses de Sciences Po, 2019.

[4] Sylvie Lindeperg, Annette Wieviorka, Le moment Eichmann, Paris, Albin Michel, 2016.

[5] Andreas Eichmüller, Keine Generalamnestie. Die Strafverfolgung von NS-Verbrechen in der frühen Bundesrepublik, Berlin, De Gruyter, 2012.

[6] Jorg Osterloh, Clemens Vollnhalls, NS-Prozesse und deutsche Öffentlichkeit : Besatzungszeit, frühe Bundesrepublik und DDR, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2011.                                                         

 

Appel à communications: "Terrains mouvants. L’ethnologie de Hilde et Richard Thurnwald"

Partant de la carrière de Hilde et Richard Thurnwald, le colloque abordera des questions générales sur l'ethnologie de langue allemande dans la première moitié du XXe siècle. En particulier, ses problématiques et ses méthodes, son intégration dans les réseaux de recherche internationaux, la réorientation de ses recherches après la perte des colonies allemandes et l'éclatement de la monarchie des Habsbourg, la compromission avec le nazisme ainsi que les continuités et les ruptures avant et après 1945 seront au centre de l'attention.

Pour plus d'informations voir l'appel à communication complet en pièce jointe.

 

Appel à candidatures concernant le collège doctoral trinational « Raconter, représenter et comprendre le monde au Moyen Âge et à la Renaissance : mise en synergie des approches disciplinaires et méthodologiques » (Erlangen - Clermont - Pise)

URL : https://www.figuratiomundi.net

Dans le cadre du collège doctoral trinational établi entre trois universités européennes (Friedrich-Alexander-Université d’Erlangen - Université Clermont-Auvergne - Université de Pise) et intitulé « Raconter, représenter et comprendre le monde au Moyen Âge et à la Renaissance : mise en synergie des approches disciplinaires et méthodologiques », quatre places de doctorat seront mises à la disposition de l’Université Clermont-Auvergne à partir du 1er janvier 2021.

Le Moyen Âge et la Renaissance sont des époques où la narration et la façon dont on appréhende et dont on se représente le monde sont étroitement liées. Par ailleurs, les œuvres ont souvent une dimension européenne ou sont le produit des interactions entre les cultures de la Romania et de la Germania. Néanmoins, en Allemagne, en France comme en Italie, l’étude de ces questions s’inscrit dans des traditions nationales spécifiques et des contextes scientifiques particuliers qu’il convient de connaître. Ce collège trinational offrira donc aux doctorants les outils épistémologiques nécessaires, afin qu’ils puissent mener à bien leurs projets de recherche dans les domaines des langues, de la littérature, de l’art, de la culture et de l’histoire du Moyen Âge et de la Renaissance, notamment dans une perspective d’étude comparée.

Ce collège doctoral, qui commencera ses activités le 1er janvier 2021 et qui offrira au total 9 places de doctorat par an, inclura bien entendu la direction de thèses en cotutelle.

Le programme de ce collège doctoral comprend un séjour d’études obligatoire d’un an dans l’une des universités partenaires, mobilité soutenue par l’Université franco-allemande grâce à une bourse de mobilité de 600 €/mois. En outre, un séjour d’au moins six mois dans la deuxième université partenaire est recommandé ; il peut également être soutenu par l’Université franco- allemande grâce à une allocation de mobilité de 600 €/mois.

Les candidats ayant des projets de doctorat relevant de la médiévistique (linguistique, littérature et études culturelles, histoire), de l’histoire de l’art et de la philologie médiévale et néo-latine sont invités à poser leur candidature. De plus amples informations sont disponibles sur le site :

www.figuratiomundi.net

De bonnes connaissances dans la langue d’au moins un partenaire (connaissances en allemand ou en italien) sont exigées. Les candidatures (curriculum vitae, lettre de motivation, présentation du sujet de thèse en 4 ou 5 pages de 2000 caractères maximum par page, photocopies des diplômes universitaires obtenus ou des attestations de réussite, le mémoire de master ou équivalent ; le cas échéant, un document attestant le niveau de langue en allemand ou en italien) sont demandées sous forme électronique (fichiers PDF) à edlshs.drv@uca.fr

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter : Prof. Dr. Patrick del Duca
Université Clermont Auvergne

UFR Langues, Cultures et Communication 34, avenue Carnot
TSA 60401
63001 Clermont-Ferrand Cedex 1

France patrick.del_duca@uca.fr

 

Call for Sessions: 6. Forum Kunst des Mittelalters

Frankfurt am Main, Sept 29 – Oct 2, 2021

Sinne / Senses

deadline: 15th June, 2020

The arts and the senses have always been reciprocally related to one another. In the Middle Ages, sensual encounters with art and architecture offered a variety of ways to perceive, comprehend and structure the world. Pledging to relics enclosed in precious reliquaries, incorporating color from Byzantine icons, distinguishing the holy space by swinging golden polished censers, wearing inwardly decorated jewelry on the body or ringing the church bells to make audible the presence of God – such actions leave no doubts about the significance of the senses in the Middle Ages, and furthermore bring to light the role of art within such operations.

Although the senses and their interplay are well defined in theoretical treatises, theories are of limited use when it comes to understanding the sensual perception of images, objects, and spaces. While, for instance, the knowledge of God is described as a dematerialized act, the senses were nevertheless used to obtain and mediate spiritual insight. Since antiquity, seeing has been the dominant sense, as the works of authors such as Aristotle, Plato, Augustine and Isidore of Seville suggest. This privileged position was further ascribed by cultural and art historical research over a long period of time. Nevertheless, in recent years, studies on materiality have argued that the dominance of this one singular sense misrepresents the multisensory nature of medieval art. The ‘close-up’ senses such as tasting and touching are as essential for the understanding of artefacts as the ‘distant’ senses of seeing, hearing and smelling. In particular, liturgical and courtly ceremonies offer convincing evidence that processes of production and reception are related to multisensory experiences. The role of the senses in the architecture and decoration of sacred space has been revaluated not only within Latin Europe and the Byzantine Empire, but also within Islamic dominated regions. Furthermore, in order to comprehend the codex, one of the leading media throughout the Middle Ages, questions of sensual perception through tasting and sometimes kissing of its different elements such as parchment and paper, as well as textiles, leather, metal and ivory have also proved to be essential.

For the 6th Forum Kunst des Mittelalters, which will take place from September 29th to October 2nd,2021 in Frankfurt, we would like to invite discussions on the role of sensual perception and the interplay of senses in medieval image and object cultures as well as in architecture, including topics from interreligious and cross-cultural perspectives. Studies on individual senses and the ways in which they played, guided, deceived and disturbed sensual perception are welcome, as well as proposals which privilege a multisensory and synesthetic approach. We furthermore ask for proposals that discuss the methodological challenges that arise from these perspectives. Furthermore, which possibilities do digital methods offer for understanding historical contexts of perception, e.g. through virtual reality or the reconstruction of auditive and oratorical spaces? This includes studies on the increasing popularity of multimedia concepts in exhibitions that question how the historicity of sensual approaches could be represented and, beyond that, how it could help to reveal new interpretative frameworks.

Please send your submission (max. one page) for a session with max. two organizers per session by June 15th, 2020, to mail@mittelalterkongress.de. After the selection of sessions, the Call for Papers will be announced in July 2020.      

Organization: Kristin Böse and Joanna Olchawa (Goethe-Universität Frankfurt) with different partners from Frankfurt am Main as well as the Deutscher Verein für Kunstwissenschaft e.V.

www.mittelalterkongress.de

*******

Appel à communication – Colloque Junior CIERA

Les rapports de pouvoir en littérature.
Manifestations et mises en scène des formes de stigmatisation,
de domination et de résistance dans l'espace littéraire.

 
Paris, les mercredi 4 et jeudi 5 novembre 2020
École des hautes études en sciences sociales (Campus Condorcet)

Cette journée d’étude sera consacrée à l’exploration des formes prises par la domination et la stigmatisation dans l’espace littéraire et à la mise au jour des résistances qui ont pu lui être opposées. Il s’agira d’aborder à la fois la littérature comme pratique d’écriture et les processus de reconnaissance qui déterminent si un texte est perçu ou non comme littéraire.

Nous aimerions également explorer les processus de stigmatisation dans le champ littéraire pour étudier les effets des rapports de pouvoir et penser l'implicite de la norme et de sa performativité sur la construction des parcours artistiques et professionnels. Le « stigmate » (Goffman, 1963) désigne une marque sociale et symbolique qui se construit dans des interactions sociales directes. Il sera néanmoins plutôt envisagé ici dans le cadre de relations de pouvoir indirectes où certains individus participent à la définition des identités d'autrui grâce au pouvoir symbolique du langage.

Nous souhaiterions réunir jeunes chercheur:euses (doctorant:es et postdoctorant:es), écrivain:es, traducteur:trices et éditeur:trices autour d'une réflexion critique sur les mécanismes de structuration et les modes de fonctionnement de l’espace littéraire. L’objectif est d’engager une discussion sur une possible démocratisation de la production littéraire, de sa réception et des discours qui se déploient dans cet espace. À cet effet, nous ferons dialoguer littérature, philosophie et sciences sociales.

Les propositions s’articuleront autour d’un ou plusieurs des axes de réflexion suivants :

Axe 1 : Les formes de domination et de résistance dans l’espace littéraire

Le premier axe s’attachera à analyser les relations de pouvoir au sein du champ littéraire, entendu à la fois comme terrain de création et comme monde socio-professionnel engageant plusieurs métiers. Quelles voix et quels récits sont donnés à entendre et à lire au sein de cet espace supposément « neutre » (Blanchot, 1995) ? Quels sont les récits qui y sont sous-représentés, instrumentalisés, marginalisés ? Comment s’opère cette invisibilisation ? Quel:les acteur:trices y contribuent ? De quelle manière ?  Nous voulons également nous pencher sur les stratégies d'écriture et de publication mises en place par celles et ceux qui sont en position dominée. Quels sont les modes d'écriture et de mise en scène qu'ils:elles choisissent ? Quelles transgressions des tabous et des (auto-)censures parviennent-ils:elles ou non à opérer ? Un intérêt particulier sera porté à la question de la traduction comme pratique où se jouent des rapports de pouvoir entrecroisant enjeux socio-politiques et littéraires, cela entre différentes configurations nationales (Casanova, 2008). Le champ littéraire pourra ainsi être envisagé tant au niveau national qu'international, afin de situer les processus de domination et de prendre en compte les frontières géographiques et linguistiques qui le structurent.

 Axe 2 : Le stigmate de classe, de genre et la « race » chez les écrivain:es

Le second axe sera ouvert aux communications qui traiteront de l’un des effets que les mécanismes de domination peuvent prendre à l’encontre des écrivain:es : la stigmatisation. Quelles formes prend-elle dans le domaine littéraire ? Quels effets a ce processus sur les carrières des acteur:trices et celles de leurs œuvres ? Nous souhaiterions nous concentrer plus particulièrement sur les formes des stigmates liés à la classe sociale, au genre et à la « race ». Qu’ont-ils de commun dans les manières dont ils opèrent ? Qu'est-ce qui rend spécifiques ces différentes marques sociales, qui peuvent entraîner honte et discrédit ? Comment peuvent-elles se conjuguer chez certain:es acteur:trices ? De quelle manière ces dernier:es les ont-ils:elles alors traitées dans leurs œuvres ? Que peuvent apporter les outils de l’intersectionnalité pour l’étude de la stigmatisation dans l'espace littéraire ? Comment les réflexions développées par certain:es écrivain:es sur cette question, avec les outils du littéraire, peuvent aider les chercheur:euses en sciences sociales à mieux comprendre les processus de stigmatisation ?

Axe 3 :  Sociologies littéraires et littératures sociologiques

Dans le troisième axe, il s’agira de nous questionner sur les rapports entre sociologie et littérature à partir de textes d’écrivain:es qui se réfèrent à des concepts et des méthodes sociologiques et de ceux de sociologues qui écrivent sur leur propre vie. Ainsi, alors que Pierre Bourdieu distingue son objectivation du moi socialement construit d’une autobiographie dès l’épigraphe de son Esquisse pour une auto-analyse, Annie Ernaux définit ses récits La Place (1983), Une Femme (1988) et La Honte (1997) comme « auto-socio-biographiques ». De quelle manière certain:es sociologues, tels que Didier Éribon (2009) ou Richard Hoggart (1988), ont-ils:elles approché le littéraire pour penser leur trajectoire ? Comment, à l’inverse, des écrivain:es comme Annie Ernaux ou Édouard Louis ont-ils:elles emprunté à la sociologie dans leurs écritures ? Que signifie l’intérêt actuel particulier en France et en Allemagne pour des récits autobiographiques de « transclasses » (Jaquet, 2014) dont le positionnement oscille entre littérature et sociologie ? Nous souhaitons initier une réflexion sur les rapports de pouvoir à l'œuvre tant dans les trajectoires sociales des individus que dans leurs écrits sociologiques ou littéraires, mais aussi engager une discussion sur les régimes de vérité et les écritures propres à la littérature, la sociologie et la philosophie.

Conditions et modalités de participation

Cette manifestation s’adresse à tou:tes les jeunes chercheur:euses en sciences humaines et sociales, sans condition de nationalité, prioritairement à celles et ceux qui travaillent dans une perspective faisant dialoguer plusieurs disciplines. Les propositions de communication devront être envoyées le 1er août au plus tard, à l’adresse : rapportsdepouvoirlitterature@gmail.com

Elles ne devront pas excéder 500 mots et elles pourront être rédigées en français ou en allemand. Les candidat:es devront mentionner l’axe au sein duquel leur communication serait intégrée. Ils:elles devront joindre un CV avec mention des compétences linguistiques à la proposition de communication. Le comité d’organisation répondra le 31 août au plus tard. Une version écrite de la communication (environ 20 minutes) devra être envoyée deux semaines avant la journée d’étude. 

Les langues de travail lors de cette manifestation seront principalement le français et l’allemand. Nous attendons des intervenant:es une compréhension au moins passive des deux langues afin de faciliter les échanges. Les frais de déplacement et d’hébergement pourront être pris en charge dans la limite des fonds disponibles

Comité d’organisation : Sarah Carlotta Hechler (Freie Universität/Centre Marc Bloch), Claire Mélot (Université Toulouse Jean-Jaurès/Centre Marc Bloch) et Claire Tomasella (EHESS/IRIS/Centre Marc Bloch).

Comité scientifique : Denis Thouard (CNRS/Centre Marc Bloch), Markus Messling (Universität des Saarlandes) et Andrea Kretschmann (Centre Marc Bloch).
Partenaires : Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, Centre Marc Bloch, Collège doctoral franco-allemand « Construire les différences : structure – ordre social – communication », École des hautes études en sciences sociales, Université Toulouse Jean-Jaurès, Friedrich Schlegel Graduiertenschule für literaturwissenschaftliche Studien der Freien Universität Berlin, Collective for the Study of Cultural Circulation.

Si cette manifestation ne pouvait se tenir au mois de novembre en raison du Covid-19, elle serait reportée au printemps (mai/juin) 2021.

*******

Appel à communication

Les intellectuels face à l'idée impériale au Moyen Âge (IX e -XVI e siècle)

Colloque du 9 au 10 mars 2020 à Paris et Créteil.

Les propositions de communications sont à envoyer avant le 1er octobre 2019

 

L'idée d'empire, vaste structure politique supranationale sous le commandement d'un seul pouvoir suprême, à la fois civique, militaire et religieux, apparaît bien longtemps avant le Moyen

Âge. Née au cœur de la royauté akkadienne, elle s'est par la suite toujours perpétuée sous diverses formes, en Orient comme en Occident, avant de s'incarner durablement dans l'Empire romain, que les

Byzantins puis les Francs vont s'attacher à perpétuer dès la fin de l'Antiquité. Dans l'Europe médiévale, cette idée d'Empire est fortement influencée par le souvenir de la

domination romaine. L'institution impériale apparaît alors à cette période, selon l'historien français Robert Folz, comme « un moteur essentiel du devenir humain ». De son côté l'Eglise, qui se veut

universelle, affirme par sa doctrine sa souveraineté sur le contrôle du salut des âmes et trouve son pendant séculier dans un régime temporel incarné par un souverain suprême, l'empereur. Cette dualité

du pouvoir universel devient rapidement une source de conflits, papes et empereurs se querellant dès le XI e siècle pour affirmer leur primauté l'un sur l'autre. Ces affrontements politiques sont

accompagnés par une réflexion intellectuelle sur l'idée impériale, et ce depuis les premiers projets de restauration de l'Empire par les clercs carolingiens à la fin du VIII e siècle jusqu'aux humanistes

italiens des XIV e et XV e siècles.

Étudier l'idée impériale au Moyen Âge, c'est donc la confronter aux multiples transformations qu'a connu le milieu des savants, « intellectuels » (Jacques Le Goff) ou « gens de savoir » (Jacques

Verger). Formés dans des monastères, des universités ou encore des cours princières, les intellectuels sont au cœur de la construction du discours politique impérial. Les réflexions de ces lettrés européens sont nourries de leurs cultures, de nouveaux discours philosophiques voire de considérations nationales. Pro-impériaux farouches ou contradicteurs nuancés du pouvoir universel, soutiens du parti de la papauté ou tenants d'autres formes de pouvoir - on pense ici par exemple au Popolo des communes italiennes, aux partisans des rois de France ou de Hongrie -, ils animent la pensée impériale, la font vivre et s'en servent également dans une relation réciproque.

L'idée d'empire défendue par les intellectuels ne s'analyse pas seulement dans des écrits parfois majeurs comme le Defensor Pacis de Marsile de Padoue, mais se concrétise également au travers d'ambassades ou de discours symboliques lors de conciles. Des personnalités lettrées, comme Hildegarde de Bingen qui échange auprès de Conrad III et de Frédéric Barberousse, jouent par ailleurs un rôle d'influence non négligeable sur le pouvoir impérial. Enfin, l'idée impériale et son lien avec le milieu intellectuel peut faire partie intégrante de l'œuvre de certains auteurs, comme en témoignent les poèmes à la gloire de Louis le Pieux par Ermold le Noir au IX e siècle ou bien Dante Alighieri au XIV e siècle.

Ce colloque sera consacré aux relations entre les savants et l'idée impériale, à la manière dont les lettrés exaltent, justifient, ou critiquent l'idée impériale en Europe occidentale, du renouveau carolingien au XVI e siècle. Trois séries de questions sont amenées à être développées :

- contextes des sources de l'idée impériale : quels écrits présentent des développements sur le pouvoir impérial entre le IX e et le XVI e siècle ? Traités politiques, correspondances, préambules d'actes ou de diplômes, textes historiographiques, littéraires ou encore discours lors d'ambassades : est-il possible d'établir une typologie des sources ?

- les discours sur l'idée impériale : comment l'héritage romain y est-il invoqué ? Quels thèmes sont abordés à propos de l'empereur, de son pouvoir ou de son rapport au sacré ? Comment se présente l'idée impériale face aux pouvoirs royaux ? L'intellectuel est-il soumis à une quelconque censure ou bien a-t-il une liberté de ton et d'influence ? La production juridique et législative n'est pas à négliger, et intéresse à ce titre autant les historiens que les spécialistes d'histoire du droit.

- les penseurs de l'idée impériale : quels sont les profils sociaux, intellectuels et personnels des intellectuels intervenant dans le débat sur l'idée impériale ? L'intellectuel est-il au service d'une propagande politique ou son public est-il autre ? Quelles sont les influences philosophiques du lieu de production de la pensée impériale sur celle-ci ? Le profil de l'intellectuel est à replacer dans son contexte général, de sa formation aux réseaux qu'il entretient et qui déterminent également son discours. Comment évolue son discours au service du pouvoir universel ?

Organisé par des historiens du Centre de Recherches en Histoire Européenne Comparée (CRHEC), du laboratoire Analyse Comparée des Pouvoirs (ACP) et de l'Institut Historique Allemand de Paris (IHA) ce colloque cherchera à confronter les approches de spécialistes de tout le Moyen Âge ainsi que des historiens du droit. Il est ouvert en particulier aux jeunes chercheurs et les langues de travail seront l'allemand, l'anglais et le français.

Les propositions de communications sont à envoyer avant le 1 er octobre en un seul fichier (PDF) à : pauline.spychala@univ-paris-est.fr Les réponses seront connues au 15 octobre. La candidature doit comprendre une brève présentation de la communication de 20 minutes proposée (max. 3000 caractères, espaces compris) ainsi qu’un CV universitaire.

Organisateurs et comité scientifique:  Nathalie GOROCHOV, professeure d'Histoire du Moyen Âge (Université Paris-Est Créteil), Rolf GROSSE, directeur du département Moyen Âge (Institut historique allemand de Paris), Giuliano MILANI, professeur d'Histoire du Moyen Âge (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Gabriel REDON, doctorant en histoire médiévale (Université Paris-Est Créteil), Pauline SPYCHALA, doctorante en histoire médiévale (Université Paris-Est Créteil/Westfälische Wilhelms-Universität Münster)

 *******

CIERA : atelier d'écriture

 

PUBLIC : Doctorant.e.s
LIEU : Moulin d'Andé (Normandie)
DATE : 20-22/06/2019
DÉLAI DE CANDIDATURE : 19/05/2019



Atelier de formation franco-allemand

Préparer une thèse de doctorat requiert non seulement une acquisition de connaissances et de méthodes, mais demande, en plus de qualités personnelles telles la patience et la persévérance, des compétences rédactionnelles et communicationnelles très spécifiques. En effet, deux enjeux principaux sont à distinguer pour mener à bien son doctorat, et si possible dans les délais : le premier est de susciter – et ressusciter – continuellement sa propre motivation, le deuxième est de se familiariser avec l’organisation particulière de ce type de discours et de ne pas trop tarder à écrire les premières pages.

 

INTÉRÊT

  • Garder la vue d’ensemble, structurer ses idées et matériaux
  • Créer et renforcer le fil conducteur du manuscrit
  • Surmonter la  « peur de la page blanche »

MÉTHODES

Animé par un spécialiste des techniques d'écriture scientifique, cet atelier propose diverses stratégies et méthodes pour acquérir une plus grande autonomie dans la rédaction. Une réflexion sur la thèse elle-même ainsi que sur le processus d’écriture accompagneront les exercices et activités variés qui seront proposés.

MODALITÉS DE PARTICIPATION

  • Le français et l’allemand sont les langues de travail. La maîtrise au moins passive des deux langues est attendue.
  • Les candidat.e.s s'engagent à participer à la totalité de la manifestation. Un certificat sera délivré afin de pouvoir valider cette formation auprès des écoles doctorales
  • Inscription obligatoire (et gratuite) au CIERA, pour l'année universitaire en cours, si cela n'a pas été fait préalablement.
  • Dossier de candidature composé d'un CV scientifique et d'un résumé de thèse (une page maximum) en un seul fichier PDF à envoyer avant le 8 mai 2019 à Lucia Aschauer (lucia.aschauer @ sorbonne-universite . fr).

FRAIS DE PARTICIPATION ET FRAIS DE DÉPLACEMENT

  • Des frais de participation à hauteur de 50 € seront demandés aux participants pour l’ensemble du séminaire.
  • L’hébergement (en chambre double) et les repas sont pris en charge par le CIERA.
  • Les frais de transport seront remboursés dans la limite de 100 € pour les participants venant de France et de 120 € pour les participants venant de l’étranger.
  • Les candidat.e.s sélectionné.e.s s'engagent à participer à l'ensemble du programme.

CONTACT

Lucia Aschauer
E-mail : lucia.aschauer @ sorbonne-universite . fr
Tél. : 01 53 10 57 31

 

*******

 

 

Call for interest : La fabrique du texte. Matérialité et textualité du traité de Versailles

Paris, 26–27 septembre 2019

Organisation : Institut franco-allemand/Sciences historiques et sociales (Francfort/Main), Deutsches Historisches Institut Paris, Forschungszentrum historische Geisteswissenschaften (Francfort/Main)

 

Le traité de Versailles de 1919 a constitué pour la France et pour l’Allemagne une hypothèque lourde de conséquences : son application a soulevé de ce côté du Rhin des débats très controversés tandis que le traité lui-même a exercé de l’autre côté des influences autrement plus désastreuses, symbolisées par l’article 231 comportant une faute unilatéralement attribuée par les alliés aux puissances de l’Axe. L’issue de cette séquence, du naufrage de la République de Weimar à la montée du national-socialisme, est bien connue.
Moins connue en revanche est la genèse même du traité pendant les conférences de paix de Paris (janvier-juin 1919). Les recherches récentes ont souligné le caractère ouvert et évolutif du traité. C’est ce processus de gestation et de conception que l’atelier co-organisé par l’Institut historique allemand (Paris), l’université Goethe de Francfort (Institut de romanistique et centre de recherches de sciences humaines historiques) et l’Institut franco-allemand de sciences historiques et sociales de Francfort souhaiterait examiner. L’accent ne sera pas seulement placé sur le Conseil des Quatre, mais aussi sur la pluralité de commissions chargées de l’élaboration du traité. L’interrogation principale, proposée aux participant(e)s de cette rencontre, portera ainsi sur les enseignements que l’on peut aujourd’hui tirer de la textualité du traité. Quelles évolutions et quelles transformations connut-il au cours de son accouchement ? A quoi ressemblaient les premières ébauches ? Comment les articles furent-ils conçus, discutés, rédigés et amendés ? Bien des dispositions ne reçurent également leur signification réelle qu’après leur traduction en français, en anglais et en allemand. Quelles formulations ambivalentes, voire ambiguës, résultèrent de ce travail de translation et ménagèrent aux parties alors en présence des marges d’interprétation ?
Les organisateurs souhaiteraient en outre porter l’attention sur la matérialité du traité. On entend par là non seulement la structuration du traité, ses reliquats, autant que les traces des pratiques contemporaines de la diplomatie qu’il recèle et dévoile. Comment le traité fut-il authentifié, quels paraphes et quels sceaux porte-t-il ? On prendra également en compte l’histoire complexe et mouvementée de la tradition et de la conservation du traité. Si l’original, confisqué par l’occupant allemand, a disparu après la Seconde Guerre mondiale, les actes de la conférence de paix en revanche sont revenus en France à la fin des années 1970 après de multiples détours. Quels documents, quels protocoles issus des commissions, quels registres, relevés ou inventaires de notes rédigés par le secrétariat de la conférence ou le Conseil des Quatre comprend ce fonds ? Quels enseignements convient-il d’en attendre quant à l’élaboration même du traité ?
Cet appel à candidatures et à manifestation d’intérêt s’adresse à de jeunes chercheuses et chercheurs français(e)s et allemand(e)s dans toutes les disciplines. Ce Workshop est conçu comme un atelier interactif au cours duquel les participant(e)s seront amené(e)s à réagir sur la base d’un commentaire de texte, d’une analyse de source ou d’un exposé d’introduction tournant autour de thématiques liées à l’analyse des conflits, à la recherche sur la paix, aux relations franco-allemandes ou à la Première Guerre mondiale.
Les dossiers de candidature, accompagnés d’un CV et d’une lettre de motivation de 350 mots maximum, doivent être adressés à Axel Dröber, Institut historique allemand (adroeber @ dhi-paris . fr), avant le 30 juin 2019.

 

Cet appel peut être téléchargé au format .docx, cf. pièces-jointes ci-dessous : 2019_Call for interest_colloque_Materialität Textualität Friedensvertrag_FR

 

 

******

 

Institut historique allemand : Voyage d'études "Munich pour médiévistes", 25-29 août 2019

Rolf Große de l'Institut historique allemand (Paris) organise un voyage d'études à Munich du 25 au 29 août 2019, sur le thème : Aperçu de la recherche allemande en histoire médiévale. Le voyage d’études offre, à des étudiants et doctorants allemands et français en histoire du Moyen Âge disposant des connaissances de base de l’autre langue, l’occasion de se familiariser avec la pratique de la recherche et du paysage scientifique en Allemagne.
Ce voyage est destiné aux étudiants et doctorants français.
Les visites des Monumenta Germaniae Historica, de la Bayerische Staatsbibliothek, du Bayerisches Hauptstaatsarchiv, de la Ludwig-Maximilians-Universität, du Historisches Kolleg ainsi que du Zentralinstitut für Kunstgeschichte, sont prévues.
Une attestation d’assiduité sera délivrée à chaque participant en vue d’une éventuelle validation de ce voyage d’études dans le cadre de sa formation (attribution possible de crédits ECTS).
Les frais de participation à cette excursion s’élèvent à 50,00 EUR par personne. Le voyage en train (2e classe, 150,- € max.) ou en avion (classe la plus avantageuse, 250,- € max.) et l’hébergement seront pris en charge par l’IHA.
Si vous souhaitez participer à cette excursion, merci de nous envoyer une lettre de motivation accompagnée de votre curriculum vitae. Veuillez adresser votre dossier de candidature en indiquant la référence »Munich pour les médiévistes« avant le 1er juin 2019 par mail à M. Rolf Große: rgrosse @ dhi-paris . fr
Date limite du dépôt des candidatures: 1er juin 2019.
 
Plus d'informations et programme : voir fichiers joints Munich 2019_fr et Programme_Munich pour les médiévistes_2019
 
 
 
 
******
 
 

Appel à candidature : Chaire Marc Bloch en Sciences Humaines et Sociales à Berlin

 

Date limite : 10 mai 2019

 

Dans le cadre de la convention signée entre l’EHESS et le Centre Marc Bloch pour intensifier les échanges scientifiques franco-allemands, le Centre Marc Bloch (CMB), Centre franco-allemand de recherches en sciences sociales à Berlin, propose :

 

 

l’accueil d’un(e) enseignant(e)-chercheur(e)

 

- soit pour le semestre d’hiver (01.09.2019 – 29.02.2020)

- soit pour le semestre d’été  (01.03.2020-31.08.2020)

- soit pour l’année universitaire 2019/2020 (01.09.2019 – 31.08.2020)

 

Le/la titulaire de la Chaire Marc Bloch sera pleinement intégré(e) au Centre Marc Bloch et dans le dispositif universitaire berlinois.

 

Il/elle devra assurer un séminaire (1,5 heures/semaine en anglais ou allemand) dans l’une des universités berlinoises et participer aux activités de recherche et de formation à la recherche du Centre Marc Bloch, dans le cadre de l’un des quatre pôles de recherche du centre : 1. Etat, normes et conflits politiques ; 2. Mobilités, migrations et recomposition des espaces ; 3. Dynamiques et expériences de la globalisation ; 4. Pensées critiques au pluriel. Approches conceptuelles de la recherche en sciences sociales (voir www.cmb.hu-berlin.de).

 

 L’EHESS continuera d’assurer le traitement du candidat retenu et s’engage à financer un voyage aller-retour entre la France et l’Allemagne. Une indemnisation de 1.500 €/mois, liée aux frais de séjour, sera versée au titulaire de la Chaire Marc Bloch par le Centre Marc Bloch. L’équipe du Centre Marc Bloch l’assistera dans les différentes démarches administratives.

 

 Les dossiers de candidature comprennent un CV complet avec une liste de publications et un projet de recherche et d’enseignement en lien avec les pôles de recherche du Centre Marc Bloch (5 pages maximum), accompagné d’un résumé d’une page, en allemand ou en anglais.

 

 

Les dossiers devront être envoyés d’ici le 10 mai 2019, par voie électronique, aux adresses suivantes : benedicte.zimmermann@ehess.fr et caroline.chu@ehess.fr

OBJET : Chaire Marc Bloch

 

 

Un exemplaire du dossier devra être envoyé par voie postale à l'adresse suivante :

Caroline Chu

Pôle International/DDR

EHESS

54 Boulevard Raspail 75006 Paris

 

 ******

 

 

Prix de la Chancellerie 2019 : Appel à candidature



Voir également le document joint : Prix solennels de thèse 2019.pdf

 

 

 

La Chancellerie décerne chaque année plus de 50 prix solennels de thèse, allant de 1000 à 10 000, toutes disciplines confondues..


Ces prix ont pour finalité de récompenser l'excellence et la valeur universitaire et scientifique d'une thèse de doctorat soutenue au cours de l'année civile précédant l'année d'attribution.

 

Six disciplines sont concernées :  Droit et sciences politiques, sciences économiques et gestion, médecine, sciences, lettres et sciences humaines, pharmacie.


Vous devez préciser dans quelle discipline et à quel prix vous souhaitez postuler (cf.liste des prix dans l'appel à candidature ci-joint.

 

 

Candidature et constitution du dossier :


Les dossiers de candidature doivent être déposés auprès des établissements dans lesquels les étudiants étaient inscrits au moment de la soutenance de leur thèse.


Chaque postulant ne peut poser sa candidature qu’à un seul de ces prix.

 

Aucune candidature spontanée auprès de la Chancellerie n’est acceptée. Les dossiers seront présentés par l’établissement, après la réunion de pré-sélection organisée par la Commission de la scolarité.

 

 

Constitution des dossiers de candidature :



- 2 dossiers sous format papier composés de 2 chemises cartonnées et une clé USB (sous enveloppe) à destination des jurys.

 

   > les 3 marquées des éléments suivants :


   - nom (en majuscule) et prénom du candidat

   - nom de l’établissement,

   - discipline du prix,

   - nom du prix présenté, selon le tableau ci-joint.


  > et contenant chacune les documents suivants (en format papier et numérique), en français :

  • une lettre de candidature (une feuille recto-verso maximum),
  • un curriculum vitae (avec coordonnées postales, électroniques et téléphoniques),
  • un résumé complet de la thèse en une vingtaine de pages,
  • le rapport de soutenance, l’avis du directeur de thèse et éventuellement celui de deux (maximum) autres membres du jury,
  • toute information complémentaire jugée utile, portant sur le travail effectué,
  • une copie de la pièce d’identité recto/verso ou passeport
  • un relevé d’identité bancaire,
  • la fiche de candidature téléchargeable sur le site de la Sorbonne :www.sorbonne.fr , ou cf. document ci-joint 

 

NB : un  exemplaire du dossier comprenant toutes les pièces demandées, sous la forme d’un seul fichier PDF, dénommé, Nom-Prénom.pdf du candidat, ainsi qu'un exemplaire de la thèse en version électronique devront être  envoyés à l’adresse : rossen.roussev@ehess.fr


Les dossiers seront à déposer complets et en nombre d'exemplaires demandés ci-dessus, 

 

 le vendredi 19 avril  - 15h 00, dernier délai, (au-delà de cette date, les dossiers ne seront plus acceptés)


 au service de la scolarité, à :

 
 Rossen Roussev

 Bureau A 837

 54 boulevard Raspail

 75006 Paris.

Tél : 01 49 54 25 33

 

******

 

 

 

Poste d'ATER à l'EHESS

L'EHESS ouvre au concours six demi-postes d'ATER, dont un en histoire. Ce dernier aura pour charge d'enseignement principale un enseignement d'historiographie en langue allemande de niveau master, dans le cadre ducursus bi-diplômant conjoint entre l'EHESS et l'université d'Heidelberg. Elle inclut également l'encadrement des étudiant.es inscrit.es dans ceprogramme, au côté des coordinateurs.

L'annonce officielle, qui détaille l'ensemble des éléments du concours, est disponible sur le site de l'EHESS : http://recrutement.ehess.fr/131_offre-emploi-ater-:-mention-histoire.html

La date limite de candidature est fixée au 15 avril 2019.

 

 ******

 

 

Institut für Zeitgeschichte München-Berlin: Ausschreibung für Promotionsstellen

Appel pour trois postes de doctorant/doctorante à l'IfZ de Munich-Berlin.

Pour plus d'informations, voire les documents joints en allemand (INFOCOM - Stellenausschreibung) ou en anglais (INFOCOM - Call for Applications) ci-dessous.

 

******

 

Centre Marc Bloch : Stellenausschreibungen

anbei finden Sie folgende Stellenausschreibungen des Centre Marc Bloch e.V.:
 
- Zwei Stellen als Wissenschaftliche Mitarbeiter/innen für 3 Jahre bzw. 1 Jahr
 
- Eine 0,65 Doktorandenstelle
 
Die Bewerbungsfrist ist der 01. April 2019. Das Beschäftigungsverhältnis soll am 01. Mai 2019 beginnen.
 
 
Bewerbungen sind ausschließlich in elektronischer Form in einer PDF-Datei bis zum 01. April 2019 an das
Centre Marc Bloch e.V. zu richten:  denoyer @ cmb . hu-berlin.de
 
Weitere Informationen über das Centre Marc Bloch finden Sie auf unserer Webseite: https://cmb.hu-berlin.de/
 
Plus d'informations : cf. pièces-jointes D0119_CfA - CMB-Doktorandenstelle et CfA - CMB-Wiss. Mitarbeiter
 
 
******
 

 

Centre Marc Bloch : stellvertretende Direktorin / stellvertretender Direktor

 
Der Verein „Centre Marc Bloch e.V. – deutsch-französisches Zentrum für Sozialwissenschaften in Berlin“  ist eine paritätisch deutsch-französische Forschungseinrichtung interdisziplinärer Ausrichtung, zugleich An-Institut der Humboldt-Universität zu Berlin und an das Netzwerk französischer Auslandsforschungseinrichtungen (UMIFRE) angebunden. Weitere Informationen finden Sie unter: https://cmb.hu-berlin.de/
Zum 1. Oktober 2019 ist die Position einer / eines
stellvertretenden Direktorin / Direktors
des Vereins „Centre Marc Bloch e. V.“ neu zu besetzen. Die Verbindung mit einer W2-S-Professur der Humboldt-Universität zu Berlin wird beabsichtigt. Hierzu erfolgt ein gemeinsames Verfahren.
Der / die stellvertretende Direktor / Direktorin unterstützt gemeinsam mit einer weiteren stellvertretenden Direktorin den Direktor bei der wissenschaftlichen Leitung des Zentrums und den laufenden Geschäften des Vereins und vertritt gemeinsam mit diesen als Vorstand den Verein auch nach außen.
Gesucht wird eine Persönlichkeit, die in einer am Zentrum vertretenen Disziplin der Sozial-, Geistes- oder Rechtswissenschaften international ausgewiesen ist und folgende Voraussetzungen erfüllt:
- Herausragende wissenschaftliche Qualifikation (z.B. Habilitation) und Forschungsleistungen, möglichst im Zusammenhang mit den Forschungsschwerpunkten des Centre Marc Bloch e.V.
- Zuletzt dreijährige Tätigkeit im deutschen und Vertrautheit mit dem französischen Wissenschaftssystem
- Ausgeprägte Management- und Kommunikationsfähigkeit in Wissenschaft und Nachwuchsförderung
- Fähigkeit zum konzeptionellen Denken, Teamfähigkeit und hohe Sozialkompetenz
- Fähigkeit der Planung und Durchführung interdisziplinärer Forschungsprojekte, internationaler Konferenzen und der Beteiligung an Forschungsberichten und Evaluierungen
- Erfahrung in der Einwerbung und Leitung drittmittelfinanzierter Forschungsprojekte
- Sehr gute Sprachkenntnisse in Deutsch, Französisch und Englisch
Bewerbungen von Frauen werden ausdrücklich begrüßt. Die Bestellung erfolgt für zwei Jahre; eine Verlängerung um zwei Jahre und ein weiteres fünftes Jahr ist satzungsgemäß vorgesehen. Die Position wird in einem außertariflichen Dienstverhältnis ausgestaltet.

Interessierte richten ihre Bewerbung in deutscher Sprache mit den üblichen Unterlagen bis zum 10.03.2019 per E-Mail als eine pdf-Datei mit Betreff „StellvDir“ an: Aurélie Denoyer, Geschäftsführerin des Centre Marc Bloch e.V., Friedrichstrasse 191, 10117 Berlin, denoyer @ cmb.hu-berlin . de

 
 
******
 

 

 

CIERA : Colloques junior 2019

 

PUBLIC : Doctorant.e.s/Postdoctorant.e.s
DÉLAI DE CANDIDATURE : 01/03/2019

 

Les colloques juniors du CIERA ont une double vocation : aider les doctorants et jeunes chercheurs (post-docs ne disposant pas encore d’un poste fixe) inscrits au Centre à mettre en valeur leurs propres ambitions scientifiques et à s’intégrer davantage dans la communauté scientifique franco-allemande des sciences humaines et sociales ; leur permettre d’acquérir, outre les compétences intellectuelles liées à leur travail scientifique, des compétences de gestion de projet. Ils répondent donc non seulement à une volonté affichée d’innovation scientifique mais également à un souci de renforcer les dispositifs de professionnalisation de la formation doctorale en vue d’une intégration sur le marché franco-allemand du travail, académique ou non-académique.

Ils se distinguent des colloques traditionnels par leur format (limité à une journée) et par leur objectif : il s’agit, pour l’organisation, de donner la priorité aux inscrits au Centre et de favoriser la discussion interdisciplinaire autour de présentations de jeunes chercheurs, de 20 à 40 minutes chacune, en moyenne.

Le financement d’un colloque junior n’est en aucun cas automatique ! Les dossiers de candidature sont soumis à un jury composé des membres du comité de pilotage du CIERA. Un nombre limité de demandes est sélectionné par le jury en fonction de la qualité du dossier de candidature. Pour définir ses choix, il s’appuie sur les critères suivants :

  • la qualité et l’intérêt scientifique,
  • la participation active et majoritaire de jeunes chercheurs dans le programme,
  • le caractère franco-allemand,
  • le caractère interdisciplinaire,
  • la cohérence et la faisabilité.

 

Modalités, procédure de candidature et formulaire de candidature : http://www.ciera.fr/node/13520

 

 

 

 

 ******

 

 

Contrats doctoraux de l'UFA


 

Dans le cadre du soutien apporté aux actions de coopération internationale, le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI)

 

attribuera 8 contrats doctoraux fléchés pour la rentrée universitaire 2019/2020 aux établissements engagés dans des coopérations franco-allemandes accréditées par l’Université franco-allemande. 

 

Toute candidature doit être soumise à l’UFA par l’Ecole doctorale de l’EHESS et proposée par l’une des deux initiatives suivantes :

 

 

 

- le PhD-Track : EHESS-université Heidelberg (ne concerne que les historiens)

 

- le Collège doctoral franco-allemand (CDFA) EHESS-Université Humboldt Berlin : toutes les disciplines représentées à l'EHESS. 

 

 

 

Vous trouverez en pièce jointe le texte détaillé de l'appel ainsi que le dossier de candidature pré-rempli de chaque programme.

 

Pour davantage d’informations veuillez contacter :

 

- pour le PhD-Track : Marie Calvary, marie . calvary @ ehess . fr

 

- pour le CDFA : Julie Lallemant, julie . lallemant @ ehess . fr

 

 

 

Critères d’éligibilité :
  • le candidat devra être titulaire d’un diplôme de Master ou équivalent obtenu avant le 30 septembre 2019 et ne pas être engagé dans une thèse en 2018/2019
  • les projets de cotutelle de thèse franco-allemande seront privilégiés
  • les candidatures des étudiants d'un cursus intégré de l'UFA seront accueillies favorablement.
Constitution du dossier de candidature :
  • le dossier de candidature ci-joint (compléter le dossier correspondant au PhD-Track ou au CDFA) comprenant le projet de recherche en 5 pages maximum : objectif et contexte scientifique du projet, calendrier prévisionnel sur 3 ans, méthodologie utilisée, partenariat avec le laboratoire étranger, etc),  à construire avec le directeur de thèse en concertation avec l'unité de recherche.
  • le CV du candidat pressenti (2 pages maximum, avec les informations personnelles : nom, prénom, date de naissance, adresse, coordonnées mail et téléphonique)
  • copie des relevés de notes  de M1 et M2 (ou équivalents bac +4 et bac +5)
  • copie du dernier diplôme obtenu
  • une lettre de soutien du directeur de thèse pressenti

Le dossier de candidature, complet et signé par le candidat et le directeur de thèse, est à envoyer par mail uniquement, en un seul fichier pdf contenant l’ensemble des pièces dans l'ordre, au plus tard le lundi 4 mars 2019, à :

 

- pour le PhD-Track : marie . calvary @ ehess . fr

- pour le CDFA : julie . lallemant @ ehess . fr