Séminaire IFRA Science : Hideyuki Mizobuchi "Happiness Efficiency: A New Concept in the Economics of Happiness"
Nous aurons le plaisir d'accueillir Hideyuki Mizobuchi (Université Doshisha, Kyoto) pour un échange autour de ses travaux sur "Happiness Efficiency: A New Concept in the Economics of Happiness" Comment mesurer le bonheur ? Peut-on en faire un indicateur pertinent de l’état d’une société ? Que gagne-t-on – et que risque-t-on – à intégrer des mesures subjectives du bien-être dans l’analyse des transformations économiques et sociales ? À l’occasion de sa venue comme professeur invité de l'EHESS, Hideyuki Mizobuchi (Université Doshisha, Kyoto) présentera ausis un ensemble de travaux consacrés à la mesure du bonheur et à son usage comme indicateur socio-économique dans le cadre de notre séminaire de recherche "IFRA-Sciences".
Les travaux de Hideyuki Mizobuchi s’inscrivent dans le courant de l’« économie du bonheur », qui mobilise des données d’enquêtes sur la satisfaction de vie pour compléter, voire interroger, les indicateurs classiques tels que le revenu ou la croissance. L’un des apports centraux de Hideyuki Mizobuchi est le concept d’« efficacité du bonheur » (happiness efficiency). Plutôt que de s’intéresser uniquement au niveau absolu de satisfaction de vie, il propose d’examiner la manière dont les individus « transforment » leurs ressources (revenu, santé, éducation, conditions de travail, etc.) en bien-être subjectif. Autrement dit : à ressources comparables, pourquoi certains individus (ou certaines sociétés) parviennent-ils à atteindre un niveau de satisfaction plus élevé que d’autres ? L’intervention proposée s'intitule: "Happiness Efficiency: A New Concept in the Economics of Happiness", se veut également une invitation au dialogue interdisciplinaire. Elle ouvrira un échange avec l’histoire, la philosophie et la sociologie autour des conditions sociales et culturelles de la formulation du « bonheur », de la comparabilité des expériences subjectives et des enjeux normatifs liés à leur quantification. Il s’agira d’interroger collectivement ce que signifie mesurer le bien-être — et ce que cette opération transforme dans notre compréhension des sociétés contemporaines